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Le Sycomore 17.1 Le numéro 17.7 du Sycomore est disponible pour le téléchargement : https://translation.bible/publications/le-sycomore/issues/le-sycomore-17-1/ TABLE DES MATIÈRES Le mot de la rédaction

SLSara Le Levier · Mar 1, 2024, 3:38 PM · Last modified: Sep 28, 2026, 11:39 AM
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https://translation.bible/publications/le-sycomore/issues/le-sycomore-17-1/

Table des Matières

Le mot de la rédaction, Lénart J. de REGT 

Traduire les métaphores des sentiments et émotions basées sur le cœur humain, Bedouma Joseph KOABIKE  

La traduction des constructions à la voix passive en langue monkolée, Hilary Inwood DENEUFCHÂTEL               

 Répétitions et chevauchements dans Exode 19 ; 20 ; 24 ; 32 ; 33 dans le cadre d’un modèle narratif dans Exode 1****9–40, Lénart de REGT

Le mot de la rédaction

Les deux premiers articles de ce numéro sont des contributions de collègues qui travaillent dans l’Afrique francophone, respectivement au Togo et au Bénin. Leur contenu illustre bien des situations rencontrées en d’autres lieux.

 Dans le premier article, Bedouma Joseph Koabike explique comment la métaphore fondée sur le cœur est perçue dans les langues bibliques d’une part et dans sa langue maternelle, le moba, d’autre part. Il expose les problèmes de traduction que ces différences posent au traducteur. Il explique comment dans l’hébreu biblique le cœur, organe central du corps et de l’esprit, est aussi le fondement de la conscience morale et spirituelle. Le cœur s’emploie métaphoriquement dans le Nouveau Testament en grec comme dans l’Ancien Testament en hébreu. En grec, le cœur au sens métaphorique exprime la plupart du temps la diversité des comportements humains et en particulier celui de l’homme intérieur : esprit, volonté et vie affective. Mais en moba, on n’utilise jamais le cœur dans un sens holistique qui représenterait l’être humain dans sa globalité. Dans les expressions moba, le cœur est le siège des sentiments négatifs ou positifs et celui de l’activité spirituelle. L’auteur discute ensuite des problèmes de traduction des métaphores du cœur en moba dans un certain nombre de versets bibliques, tout en comparant diverses approches de traduction.

 Le deuxième article aborde une question importante : comment traduire des constructions passives en grec dans une langue où il n’existe pas de voix passive, comme par exemple en monkolé, une langue du Bénin ? Après un bref aperçu général de quelques articles sur le thème de la traduction des constructions passives, Hilary Inwood Deneufchâtel présente une analyse des stratégies de traduction mises en œuvre par l’équipe de traduction monkolée. Pour traiter la traduction de la forme passive l’équipe de traduction est allée jusqu’à utiliser neuf approches différentes. Ces approches peuvent également servir de modèles de traduction pour d’autres langues. L’auteure illustre cela avec des exemples de l’épître aux Éphésiens. Elle a également regardé les traductions en français, en particulier le Français Courant, à partir desquelles travaillaient l’équipe de traduction pour voir à quel point la traduction en français avait pu influencer leur traduction en monkolé. Enfin, elle réfléchit à la manière dont nous pourrions aider une équipe de traduction à comprendre les enjeux des constructions passives et aux différentes stratégies pour traduire de telles constructions de manière naturelle.

 La troisième contribution traite de deux types de parallèles dans le livre de l’Exode qui se rapportent au même événement : la répétition dans les récits du tabernacle et les récits parallèles des rencontres de Moïse avec le Seigneur sur le mont Sinaï. Un certain nombre de passages de l’Exode sont partiellement répétés au moyen de parallèles qui se chevauchent. Il y a des répétitions dans les récits sur le tabernacle (aux chapitres 25–31 et 35–40) et dans les passages parallèles concernant les rencontres de Moïse avec le Seigneur sur le mont Sinaï (surtout aux chapitres 19–20 et 24). Tous ces récits ne sont pas censés être lus comme étant consécutifs. Au contraire, un récit de ce type fait l’objet d’une attention récurrente. Il y a là une progression graduelle ou partielle d’un passage à l’autre. Ils racontent la même chose mais d’une manière différente à chaque fois et avec des accents différents, tout en se référant au même épisode. Un tel passage recouvre partiellement (comme une tuile) le passage qui le précède. Ainsi, dans chacun de ces passages parallèles le texte peut se focaliser sur un thème particulier. Cela convient bien au genre de texte qui met l’accent sur les théophanies du Seigneur. L’article montre comment les traducteurs peuvent éviter, dans la traduction, de suggérer que ces passages se suivent chronologiquement – car en réalité, ils se chevauchent.

 Nous espérons que les lecteurs trouveront utile la variété des aspects de la traduction qui sont abordés dans ce numéro.

Lénart de Regt

#### UBS Translations |                        

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            http://www.ubs-translations.org/sycomore/numero_actuel/

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